La vente des médicaments hors des pharmacies

pharmacie

Jeudi 19 décembre, l’autorité de la concurrence a mis en ligne les résultats d’une enquête sectorielle sur le médicament. Elle a annoncé son approbation pour la vente sous surveillance de spécialité sans ordonnance en dehors des pharmacies.

Cette approbation laisse supposer une apparition prochaine de médicaments dans nos grandes enseignes de distributions. Cette approbation pourrait sonner le glas du monopole des officines en matière de distribution des médicaments.

L’institution considère que les médicaments d’automédication et certains produits qualifiés de frontières (tests de grossesse, produits d’entretien pour les lentilles de contact) ne jouent que faiblement sur la concurrence en matière de médicaments non remboursables comme en témoigne les très forts écarts de prix pouvant aller de 1 à 4 €. Selon l’autorité de la concurrence, la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement ne peut être que défavorable au consommateur. Le fait que certains médicaments d’automédication puissent être vendus en grande surface pourrait  permettre une baisse des prix  de 11,4 à 16,3 %.

Elle insiste sur le fait que cette nouvelle pratique devrait être encadrée pour éviter tout débordement et notamment la transformation des médicaments en simples produits d’appel.

ministre-de-la-santé Marisol Tourel

Dès l’annonce de l’autorité de la concurrence, la ministre de la Santé, Marisol Touraine a clairement montré son opposition à la distribution des produits non remboursés en grande surface. Elle réaffirme son attachement au monopole des officines. Selon la ministre, c’est le monopole officinal qui permet de sécuriser la distribution des médicaments, permettant ainsi d’éviter l’apparition de contrefaçons tout en assurant un accès aux médicaments à tous les citoyens du territoire.

Par la réaction de Marisol Touraine, le gouvernement oppose une fin de non-recevoir à cette proposition. La ministre se dit également « attentive » à ce que les négociations en cours sur la rémunération des pharmaciens « débouchent rapidement ». En outre, en ce qui concerne la distribution en gros de médicaments, elle missionne l’inspection générale des affaires sociales (Igas) « afin de dresser un état des lieux de la situation et de proposer des évolutions, après avoir entendu l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament ».


12/23/2013

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


4 + 2 =