Les organisations professionnelles saluent chacune à leur manière la nomination du nouveau ministre des Transports

Frédéric-Cuvillier

Les organisations professionnelles du transport ont réagi à la nomination de Frédéric Cuvillier au poste de ministre délégué en charge des Transports et de l’Économie maritime. Les défenseurs de la mer se réjouissent, ceux de la route revendiquent…

 

Parmi les organisations professionnelles du transport qui ont réagi à la nomination du nouveau ministre délégué en charge des Transports et de l’Économie maritime, la palme de l’enthousiasme revient à Armateurs de France, qui adresse ses « sincères félicitations » à Frédéric Cuvillier. Il faut dire que le député-maire de Boulogne-sur-Mer présente un profil particulièrement « maritime ».

Une reconnaissance pour le maritime

« Cette nomination est une double bonne nouvelle. Notre ministre des Transports est un spécialiste du maritime : un signe de reconnaissance pour notre secteur. Et l’intitulé « Économie maritime » suggère que l’on va enfin parler de notre secteur comme d’un vecteur essentiel de l’économie », commente Raymond Vidil, le président d’Armateurs de France.

Le Cluster Maritime Français exprime également sa satisfaction, dans un registre un peu plus mesuré. Il salue tout d’abord sans ambiguïté, en la personne de Frédéric Cuvillier, « une personnalité connue pour son intérêt pour le maritime et qui a prouvé à plusieurs reprises son ouverture et son écoute ».

Le Cluster salue par ailleurs l’existence d’un grand ministère du Développement durable, » responsable de missions très importantes tant pour la mer que pour l’Économie maritime ». Mais il attend tout de même les décrets d’attribution pour en évaluer le réel périmètre.

Le Cluster se réjouit enfin que l’économie maritime « apparaisse pour la première fois, d’une façon qu’il veut croire non subsidiaire, dans l’intitulé d’un ministère délégué très important » et que « les transports y soient associés, avec l’espoir que cela fera progresser l’ardente obligation que constitue l’intermodalité ».

Pas d’état de grâce dans le transport routier

Dans un communiqué publié à l’issue de la composition du gouvernement, la FNTR, elle, commence par acter le fait que « l’écologie maintient son aile tutélaire sur les transports, mais cette fois dans un cadre élargi qui prend en compte la triple dimension du développement durable (environnement, social et économie) ».

La Fédération Nationale des Transporteurs Routiers rappelle que la nouvelle ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Nicole Bricq, est connue « à la fois pour ses positions environnementales et économiques ». Un point qui est plutôt de nature à rassurer la profession.

En revanche, le profil « maritime » de Frédéric Cuvillier est épinglé… entre les lignes. « Le ministre délégué voit son domaine de prédilection, la mer et le portuaire, étendu », constate la Fédération nationale des transporteurs routiers, en rappelant immédiatement que le transport routier est un secteur clef de l’économie française avec ses 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses quelque 400 000 salariés.

Autant dire que la FNTR attend du nouveau titulaire du portefeuille des transports qu’il se plonge rapidement dans les dossiers de fond et les urgences du transport routier. « Les deux ministres prennent leur fonction au moment où le secteur du transport routier de marchandises est en surtension : déficit de compétitivité des entreprises et d’harmonisation européenne, bombe à retardement de la taxe poids lourds, liquidation de Sernam et ses conséquences dramatiques sur les entreprises sous-traitantes ».

« Un ascenceur social, notamment pour les jeunes »

Le dossier de l’écotaxe est également mis en avant par TLF, qui voit dans le décret sur les modalités de répercussion, paru le 6 mai 2012, jour du 2ème tour de l’élection présidentielle, « un nouvel et très préjudiciable épisode de l’inflation réglementaire subie depuis de longues années ».

La Fédération des entreprises de transport et logistique de France prend néanmoins la peine de saluer la nomination du nouveau ministre et formule le souhait que s’instaure un dialogue « qui permettra d’étudier les conditions de sauvegarde de l’équilibre financier des entreprises ».

« Il est temps pour le secteur Transport et Logistique, grand absent de la campagne électorale mais véritable ascenseur social notamment pour les jeunes, de retrouver des conditions saines de compétitivité et d’attractivité », insiste TLF.


05/23/2012

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